KAN MIKAMI - EUROPE TOUR

+ WALKING IN THE SHADOW  ( Michel Henritzi : guitar - Kumiko Karino : slide pictures )

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21 NOV - LILLE, La Malterie (+ M.H)

22 NOV - BRUXELLES, Cinéma Nova

26 NOV - NANTES, Violon Dingue (+ M.H)

27 NOV - BREST, La Carene (+ M.H)

28 NOV - PARIS, Comète 347 (+ M.H)

29 NOV - ROTTERDAM, Worm (+ M.H)

30 NOV - GENT, SMAK - Art Museum (+ M.H)

03 DEC - GENEVE, L'Ecurie (+ M.H)

04 DEC - LYON, Sonic (+ M.H)

Il n’est pas nécessaire de comprendre le japonais pour aimer la musique de Kan Mikami, il y a quelque chose qui force le langage et le sens, qui touche à l’universel, le blues. Pas un blues revivaliste, ni même folkloriste ou exotique, l’esprit seul, son mood poignant. Kan Mikami est un guitariste / songwriter, qui a eu son heure de gloire dans les années 70, chanteur contestataire comme Dylan pouvait l’être, signé sur une major Columbia, l’époque était à la contestation radicale étudiante, il a incarné la contestation d’une génération avec une poignée d’autres folksingers. Il disparaît pour réapparaître 10 ans plus tard dans les clubs underground de Tokyo, enregistrant plus de 10 albums solo pour le label culte de la musique indépendante japonaise PSF (équivalent d’un label comme ESP). Kan Mikami a joué avec les grands irréguliers de l’improvisation, du folk et du rock japonais, avec Keiji Haino et Toshi Ishizuka dans le groupe Vajra, Masayoshi Urabe, Kazuki Tomokawa ou le contrebassiste aujourd’hui disparu Motoharu Yoshizawa. Kan Mikami est originaire de Kodomari, un village de pêcheur sur la cote Est du Japon. Il fait ses études dans la région de Goshogawara à Aomori, avant de bouger pour Tokyo et y découvrir les mouvements étudiants, le rock, le jazz et la musique contemporaine. La musique de Kan Mikami n’est pas ce blues d’importation apporté avec l’occupation américaine, mais sa propre vision de cet idiome, travaillé par la forme populaire de la musique enka. Songs noirs, parce qu'il s'agit ici de chansons, comme la musique populaire a aujourd'hui oublié d'en faire, libres dans leurs formes, portant leurs violences et leurs beautés, enka blues électriques déchirés, malmenés, rudimentaires, on entendrait pour un peu le fantôme de Blind Willie Johnson ou de Blind Willie McTell frôler les cordes de la guitare et de la voix de Mikami. Son jeu de guitare est percussif et brutal, on songe à un Derek Bailey qui se prendrait pour Charley Patton. Mikami introduit des sujets jamais abordés avant lui dans la musique japonaise, à travers un humour noir proche de dada. L’autre aspect remarquable de l’art de Mikami est sa voix unique, entre violence, cris et mélancolie poisseuse.