michel henritzi

16.07.14

CONCERTS UPCOMING

 

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- 26.08 NANCY, Totem, Festival Bruitisme. Electric Mud (Michel H solo) + Dustbreeders + Mesa of the Lost Women

- 12.09 METZ, La Face Cachée. Mile of String + The Verduns

Junko will be on tour in Europe with Dustbreeders, Mesa of Lost Women and our duo

- 18.10 Lausanne, Luff Festival Junko & Dustbreeders

- 31.10 Paris, Le Chinois. Junko & Dustbreeders + Sister Iodine

- from 19 october to 30 october Junko & Mesa of Lost Women tour in South of France and Barcelona 

- Junko & Michel H tour in Bourges (03.11), Angers (04.11), Nantes (05.11), Rotterdam (07.11), Antwerpen (08.11) 

- 10.11 NANCY, Junko & William Nurdin + Dustbreeders

 

 

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15.07.14

BRUITISME # 2

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14.07.14

DESCENT TO THE SUN (May 5th, 2014)

Michel Henritzi & Rinji Fukuoka duo, live in Gari Gari, Ikenoue (Tokyo), on May 5th, 2014.

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ENKA QUEENS

cover

Misora Hibari

 

I like introduce some of my favorite japanese female singers who haunt my own music. I never could thanksfull them enough for their inspiration and deep feeling they moved my heart and soul.

Enka or kayo-kokyu, both have same roots in japanese melancolia. All these singers were famous in japan, this closed world before internet open our windows.

 

Maki Asakawa

https://www.youtube.com/watch?v=FPfkOjQLLpM

 

Carmen Maki

https://www.youtube.com/watch?v=EBCHdP7hWgU

 

Haco Yamazaki

https://www.youtube.com/watch?v=4BgIajhJ7bw

 

Morita Doji

https://www.youtube.com/watch?v=3DIoDNxXruA

 

Keiko Fuji

https://www.youtube.com/watch?v=ZJTKSjE55QE

 

Sono Mari

https://www.youtube.com/watch?v=toacQenRmao&list=PLxf7SjcEhwE7z62RMD0UYGH04DQsmYTZn&index=1

 

Yuko Nagisa

https://www.youtube.com/watch?v=M8Xr4KbCDHU

 

Hiromi Sairaiji

https://www.youtube.com/watch?v=ZmYKR5KSYjk&list=PLxrUhEM4oig4ztjVF5PgQDlIsPsoBX4kj

 

Sachiko Nishida

https://www.youtube.com/watch?v=ZF9HIigFrBU&list=PLF0B3553F55D499E6

 

Yukiji Asaoka

https://www.youtube.com/watch?v=5oH1bdKnJpA&list=PL4-L2LFAhCckuUBdyXjP9Qw3Jrm7TUJxK

 

Akiko Nakamura

https://www.youtube.com/watch?v=unJT84simRs

 

Naomi Chiaki

https://www.youtube.com/watch?v=HXE6RGYarbw&list=PL363FF3F40AF9E608&index=10

 

Hibari Misora

https://www.youtube.com/watch?v=jm1SSDx8dzA

mako midori


http://youtu.be/aNcOxOrDD5c

 

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08.07.14

ENKA MOOD COLLECTION vol.1 - An'archives

情趣演歌

Enka mood collection

Jojo Hiroshige | Shiraishi Tamio

10 inch LP, comes in a silkscreened gatefold jacket with obi, inserts, postcard.

Liner notes by Alan Cummings

Text by Michel Henritzi

ltd to 200 copies

Side A of this split LP features  self-proclained “King of Noise”, Jojo Hiroshige, founder member of the legendary  Hijokaidan and stalwart of the Japanese noise scene.

The B-side is engraved with the naked and guttural voice of sax-player Tamio Shiraishi, accompanied here by guitarist Malenkov

Both sides appropriate the Enka repetoire in remarkablky different ways. Jojo Hiroshige’s howled declamations and metallic scoria guitars chisel these old Enka ballads into something more monstrous while Malenkov’s flamenco arpeggios bandage torn lace around Shiriashi’s voice. Shiraishi recorded these songs in Uramado, a small kabuki-cho bar haunted by the ghosts of the Tokyo underground. Wandering through the streets of this floating world, one gets re-acquainted with those long lost voices of Enka.

This document is only a superficial incision into the exquisite corpse of the Japanese underground, a body of work where traditional and modern musical lines converge and take their rest, having now been cast into oblivion by the relentless changing trends. Enka music is deeply anchored in Japanese society and still remains influential today among those who frequent Karaoke bars where singing is the preferred language.

ENKA BLUES

« Cette journée où il quittait le pays de son enfance le rendait probablement sentimental, bien sûr, mais il avait sans doute aussi atteint l'âge où l'on est capable, tout simplement, d'apprécier la tristesse d'une mélodie. »

Yosushi Inoué in Kôsaku, Ed. Denoël 

Se réveiller un matin à l'age de 50 ans, nous rend mélancolique des années passées, des années perdues, où nos rêves de jeunes gens se sont dissipés dans la brume des jours gris, de notre automne qui s'avance. Il y a la musique qui reste, collée à notre passé, un disque qui tourne sans fin sur la platine, jusqu'à l'obsession, un air qui abolie le temps qui nous sépare l'un de l'autre, nous emprisonne ou nous libère de nous même, de notre histoire, de nos amours perdus. Notre besoin de consolation niché dans une simple mélodie, quelques notes sifflées, un air flottant dans la nuit. Etre absolument moderne ne nous semble plus important. Nos fantômes reprennent vie dans ces airs tristes, et peut-être n'en avons nous pas fini de causer avec eux.

Un soir de printemps à Kyoto, à la saison des cerisiers en fleurs, accoudé au comptoir d'un jazz kissa enfumé, le Rokudenashi, une voix a dévoré mon âme, celle d'une chanteuse japonaise populaire des années 70. Keiko Fuji fut l'idole mélancolique d'un Japon qui sortait des révoltes étudiantes, des jeunes gens désenchantés, des salarymen occupés a vivre une vie de fantômes. Ce disque jouait ses airs poissés de mélancolie, mélodies tristes et sublimes, comme une pluie chaude nous trempant jusqu'à l'os, duende froissant nos cœurs solitaires, le saké brulant les lèvres de l'oubli. Je sombrais dans les bras électriques de cette chanteuse à la voix suave et chaude. Pour d'autres ce furent les voix de Sono Mari, Hiroko Ogi, Yukiji Asaoka, Eri Chiemi, Yuko Nagisa, Sachiko Nishida, Maki Asagawa … autant de voix comme habillées par la nuit et la mélancolie, voix enfumées, nostalgiques, caressantes, érotiques. Chanteuses qui doublaient la voix de nos amantes, de nos amours perdus. Il y avait aussi les chanteurs, charmeurs des cœurs solitaires, mauvais garçons de films de yakusa, voix viriles et chaudes mais elles aussi dévorées de mélancolie, se glissant sur un tabouret à nos cotés aux comptoirs des snacks  : Shinichi Mori, Akira Kobayashi, Ken Takura, Yoshihiro Ichihara … Discussions éthyliques et silencieuses avec leurs ombres. La musique nous emporte et nous fait sombrer plus surement qu'un verre d'alcool de riz …

La musique enka nait dans les ports de Meiji, quand le jazz en provenance de Shangaï et de San Francisco se mélange à la musique des joueuses de shamisen, le nagauta, histoires d'amours perdus, de villages quittés, de quais déserts, de saké triste … Toujours la même histoire qui se raconte dans toutes les langues, qui hante le blues, le fado, la chanson, le flamenco, les folklores, que sifflent les ombres errantes et solitaires dans les bars du monde entier, dans les chambres vides.

Se perdre la nuit dans les rues d'une petite ville de province du coté de Takaoka, surpris par une pluie froide, se laisser guider par des voix habitant la nuit comme des lucioles, entrer dans un de ces petits bars de quartier, karaoké oublié par le futur, se retrouver à partager un verre de chochu et une chanson triste avec de vieux couples aimables. Chansons qui vous réchauffent comme les bras d'une femme, la pluie continuant à tomber par flaques dehors. La tristesse de ces mélodies ne semblent pas les atteindre, ils ont cette humilité des sages face au temps qui passe et nous emporte. Ils sont joyeux et vous laisse à votre mélancolie. On retrouve ces mêmes vieux dans les parcs d'Osaka, un ghetto blaster jouant ces karaoké, se partageant un micro, une chanson enka, le plaisir d'être ensemble, d'habiter une chanson comme une chambre partagée. Une vieille femme dansant à la façon d'une geisha, un vieil homme alignant des arpèges sur une guitare électrique flambant neuve.

Ce sera sur les routes d'Europe de l'ouest que je retrouverai ces chansons enka, conduisant Kan Mikami et Kazuki Tomokawa d'une ville à l'autre, Mikami chantant a capella ces vieilles chansons, m'offrant son album « Enka No sekai », répertoire sublime de cette culture populaire, amoureuse. La musique enka a en partage la langue des classes populaires, ses thèmes ressassés, comme dans le fado, le flamenco ou le blues. Ces mélodies s'installent en vous et ne vous quittent plus, vous hantent.

Chansons de mauvais garçons ou de filles perdues, Koji Wakamatsu en sortira un film sublime : « Violence sans raison » … chansons disant le vide, le manque, l'absurdité de vies violentées par l'usinage des jours, les rêves piétinés, brisés. La même histoire de la comédie humaine chantée sur 3 accords, une mélodie maigre et sublime. On entend derrière ces chanteuses des orchestres de jazz déviant, plus tard des groupes de blues acides, arpèges flamenco s'entourant autour de ces idoles pop comme un nœud coulant, chanteuses se balançant dans cette foutue mélancolie, poupées érotiques enfumées, fantômes fascinants, écorchés, gémissants. Glossolalies érotiques qui nous enfoncent dans ce sentiment de perte, un verre de sake en main, comme un fleuve d'oubli. « Sad saké », le tube désespéré de la diva Hibari Misora, sa voix comme des vapeurs entêtantes d'alcools, de mers déchainées dans notre inconscient, lonely hearts échoués là dans cette chanson, le bar comme une grève balayée par le ressac d'une mélodie triste. La musique enka n'est pas seulement une musique commerciale qui fait son fond de commerce sur la désespérance d'épouses délaissées, de salarymen abandonnés, elle dit ce qui point le cœur des hommes, recouvre nos blessures d'une infinie caresse. Il y a des voix comme celle de Billie Holiday, d'Amalia Rodrigues ou de Hibari Misora, des voix de femmes uniques qui portent notre douleur, notre tristesse, nos manques, des guitares qui plongent dans les racines du jazz, du blues, du duende … Mikami parlait à propos de sa musique d'enka-blues, cette blue note qui console nos âmes grises. Que vienne avec elle notre chant, le bruit des larmes et de l'oubli …

Premier disque d'une enka mood serie à paraître sur An'archives, disque de passage vers cette musique exotique, sentimentale, ouvrant sur l'âme d'un peuple, à chacun de se laisser emporter par ces songs ou de rester à quai. La musique est affaire de feeling. Split LP avec une face de Jojo Hiroshige, auto-proclamé the King of Noise, figure légendaire de la scène noise, fondateur du groupe Hijokaïdan. L'autre face gravée par la voix gutturale et nue du saxophoniste Tamio Shiraishi, accompagné ici du guitariste Marenkohu. Deux faces d'une même musique, criée plus que chantée, déclamée, écorchée. Guitares de scories métalliques pour Jojo Hiroshige, cisaillant ces vieilles chansons du folklore enka, arpèges flamenco habillant de dentelles déchirées la voix de Shiraishi, tous deux s'appropriant ce répertoire populaire. Tamio Shiraishi a enregistré ces chansons dans un petit bar du kabuki-cho, le bar Uramado, bar habité des fantômes de l'underground tokyoïte, en se promenant dans les ruelles de ce quartier du monde flottant on y croise ces voix enka disparues. L'underground japonais est un cadavre exquis qui prolonge les lignes d'une musique oubliée par le mouvement des modes, la coupure n'est qu'en surface. La musique est intimement liée à la société japonaise, les japonais aiment à se retrouver dans les karaoké, le chant est leur langue sociale.

Accoudé dans un de ces bars de nuit à Tokyo, Kyoto ou Kagoshima, me rend infiniment mélancolique. La voix de Keiko Fuji me berce dans ses bras, me faisant sombrer dans l'oubli de moi-même, ses lèvres accrochées à mes oreilles, je me noie avec elle. Sad saké.

«  Fièvre - brûlante maintenant. Je veux m’en aller, suivre la musique me laisser prendre à son tourbillon, sombrer avec elle. »

James Ellroy in White Jazz, Ed. Rivage

 

Enka

 

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07.07.14

KEIKO FUJI, a star is gone

keiko fuji est morte le 22 aout 2013, elle s'est jetée dans le vide à shinjuku. a star is gone. j'ai découvert ce disque dans un jazz kissa enfumé de kyoto, blues sensuels m'accompagnant jusqu'au bout de la nuit, spleen dans l'âme, un sake triste devant moi. 

mon top ten

1 - yume wa yoru iraku, 2 - ona no iji, 3 - kyoto kara hakata made, 4 - hashigo zake, 5 - abashiri bangaichi, 6 - namid hito shizuku, 7 - sasurai, 8 - kyo de owakare, 9 - kiri no mashu ko, 10 - shirisugita none.

p11205421

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25.06.14

RECORDS UPCOMING 2014

O'Death Jug "Magnetic Fields" CDR on Dyin'Ghost Rec (Fra)

Michel Henritzi & Rinji Fukuoka "Eclipse in Berlin" cassette on Anarcho Freaks Prod (Fra)

looking for labels

O'Death Jug "Midnight Crossroads' Shadows"

Michel Henritzi & Junko "Yellow Woman" 

Michel Henritzi & Rinji Fukuoka "Dark Carnival"

Michel Henritzi & Shin'ichi Isohata "Keiko Blues"

 

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19.06.14

RINJI FUKUOKA / MICHEL HENRITZI / JUNKO "Billions Years of Sighs" Split LP on An'Archives

 

 

mockup

Back

split record on an'archives (fra). 

Side A - "Tsuki No Namida" Junko (voc) + Michel Henritzi (lapsteel). 

Live at Atelier Claus, Brussels. 2011

Side B - "Taiyo No Maiso" Rinji Fukuoka (violin, percussions, voc) + Michel Henritzi (lapsteel)

Live at Liceo Mutante, Pontevedra & live at Monosuno, Madrid. 2011

Mastered by C.L and Rinji Fukuoka

http://anarchives.wordpress.com/

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O'DEATH JUG "The Ballad of Sad Cafe", N.O.T #31

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Fin »